Le 17/04 s'est tenue, dans la région de Kara au Nord du Togo, la formation de 20 producteurs membres du Rejeppat-K sur la production de semenceaux d'igname, prenant la suite de celle réalisée en 2025. La production de semenceaux étant déficitaire au Togo et dans la sous-région, alors que le tubercule est très consommé, le Rejeppat-K souhaite apporter sa contribution à travers le promotion de la production de semenceaux auprès de ses membres, maillon essentiel de la filière, avec pour objectif d'augmenter la quantité de semenceaux disponibles sur les marchés locaux. Les 20 personnes formées étaient originaires des 7 préfectures de la région de Kara, dont les techniques de production peuvent varier d'une préfecture à l'autre. Le CA du Rejeppat-K a ainsi pu faire bénéficier de ce service aux membres de toute la région, afin de poursuivre son objectif de promotion de l'agriculture auprès des jeunes ruraux.

La matinée était dédiée à la formation théorique avec de nombreux échanges entre producteurs, partageant les techniques locales sur la production d'igname, les techniques pouvant différées d'une préfecture à l'autre. Des moments importants pour partager son expérience et apprendre des autres.
La partie théorique a permis d'obtenir des informations sur la filière igname au Togo, de découvrir les différentes techniques de production et de faire un focus sur une technique de multiplication.
La formation était menée par deux membres du Rejeppat-K expérimentés sur cette production, dont l'un d'eux a participé à la formation 2025. 
"La formation sur la production de semenceaux donne une autonomie aux producteurs. Elle permet une intensification de la production et une extension de la pratique. Cela créé de l'innovation au sein de nos communautés et c'est une source de revenu pour nos producteurs membres."
BILABA, formateur, membre du Rejeppat-K
La formation avait notamment pour objectif de proposer une nouvelle technique de production : la fragmentation, à partir d'un tubercule, permettant de produire beaucoup plus de plants qu'avec la technique de reproduction classique. En effet, les tubercules son fragmentés produisant des boutures qui seront mises en culture à la prochaine campagne.
"Cette formation nous a permis de nous retrouver et de partager des idées. Chacun a pu donner son avis sur les stratégies de cultures, les différentes manières de faire des buttes, il y avait une vraie convivialité. La technique de la fragmentation que nous avons appris permet de produire avec peu de moyen et étendre les superficies cultivées."
Sama Essohnam, secrétaire général Rejeppat-K
"Je pensais qu'une fois récolté, il fallait utilisé les semenceaux produits, je n'avais l'i
dée qu'il était possible de segmenter pour faire des semenceaux et pouvoir semer après. La formation m'a montré qu'il était possible d'avoir de bons résultats et produire de plus grandes quantités. Je me suis rendu compte qu'il fallait suivre les directives données, notamment au niveau des maladies au risque d'avoir des rendements faibles."
MAHINOU, membre du Rejeppat-K
A l'issue de la formation, chaque producteur a reçu une somme d'argent permettant d'acheter des semenceaux et tubercules pour démarrer la production. L'objectif était que début juin, les pépinières ainsi que les buttes soient réalisées et que le repiquage des boutures soit effectué.
"Nous avons appris de nouvelles stratégies pour pouvoir étendre son champ. Suite à cette formation, cela m'a aidé à avoir de nouvelles idées comment produire les semenceaux, étendre ma superficie et rentabilisée en vendant les semenceaux."
BEWISSI Abalo, membre Rejeppat-K
"Au cours de cette formation, une plateforme [groupe Whatsapp] regroupant tous les bénéficiaires, y compris ceux de la formation précédente, a été créée afin de permettre un suivi à distance et de partager."
SAMA Essohnam, secrétaire général Rejeppat-K

Cette seconde formation concrétise l'engagement du Rejeppat-K sur la promotion de la filière igname, la région était une grande productrice de ce tubercule dans la pays. En 2025, les changements climatiques avaient provoqués d'importants déficits de pluie, ainsi qu'un décalage des précipitations, qui avaient entrainés des rendements très décevants pour les producteurs. Il est pour l'instant trop tôt pour savoir si 2026 sera une année meilleure, la récolte de ces ignames est prévue pour la fin de l'année.



03 80 48 43 27



